Eclipse en Espagne 2026

Il s’agit de ma troisième éclipse totale après celle de 1999 en France et celle de 2017 aux Etats-Unis. J’ai donc préparé celle-ci avec une petite expérience, mais il faut toujours prévoir les imprévus et il y en a eu !

Après avoir étudié et sélectionné différents sites possibles en fonction de la topographie et des statistiques météorologiques, mon choix s’est porté sur l’île de Majorque et plus particulièrement la côte sud.

Les statistiques météorologiques y sont excellentes. L’hôtel se trouve à 55 minutes en voiture.

Un phare se trouve à l’extrémité de la pointe sud et semble être un bon spot, avec une plage à proximité permettant de se baigner l’après-midi, l’éclipse se déroulera peu avant le coucher du soleil.

Le départ est lancé ! La vue lors de l’atterrissage est de bon augure avec la vision d’une coupole sur fond de ciel bleu.

Il fait très chaud (35°C le jour de l’éclipse) et le temps est magnifique. Il est temps de partir en reconnaissance la veille de l’éclipse. Les prévisions météorologiques sont toujours excellentes.

Le spot a l’air idéal.

Le coucher de soleil sera en mer et aucun obstacle ne viendra perturber l’expérience. Seuls quelques bateaux pourraient agrémenter le paysage. En marchant un peu moins de 30 minutes, je me retrouve sur la plage repérée sur la carte.

L’endroit semble parfait. D’ailleurs, certains installent déjà leurs télescopes au pied du phare pour le lendemain. Je ne suis pas le seul à avoir pressenti le potentiel des lieux!

Toutefois, vu l’affluence prévisible le jour de l’éclipse, il faut toujours prévoir un plan B! On ne sait jamais ! J’avais repéré sur la carte que la côte à l’ouest de cette plage pouvait tout aussi bien posséder d’autres lieux propices à l’observation de l’événement.

Le grand jour est arrivé ! Il est temps de se rendre sur les lieux repérés au préalable. Hélas! La police bloque la route qui mène au phare 7 km en amont parce que le parking est complet. Il faut donc se rabattre sur le plan B ! La difficulté est que de nombreux chemins sont dans des propriétés privées et barrés par des portails. Les choses se compliquent. Je décide de me diriger vers la ville la plus proche sur le littoral: Colonia de Sant Jordi. Il y est impossible de se garer en raison de l’affluence. Je finis par trouver une petite route à la sortie de la ville où j’ai pu me garer derrière une longue file de voitures.

J’entame une très longue marche (15 km dans la journée) vers la plage, puis je me dirige vers l’est, en direction de la plage remarquée la veille. Les plages de sable et de rochers s’alternent, mais le sable n’est bientôt plus visible. Je fais alors demi-tour et m’arrête à Platja de Ses Roquetes, une plage similaire à celle vue la veille. Il faut en effet penser au retour à la lampe frontale et à la gourde dont le niveau d’eau baisse. Le transport du matériel dans le sac à dos et le trépied sur l’épaule compliquent le périple. En chemin je discute avec deux jeunes italiens venus photographier aussi l’éclipse et nous partageons quelques astuces.

Arrivé sur place, je me baigne dans la mer chaude et transparente avant de prendre place à l’extrémité de la plage, sur des rochers. Il y a du monde, mais j’ai suffisamment de place pour m’installer tranquillement. Le filtre solaire tient avec un élastique, ce qui est bien suffisant et pratique à transporter. Le vent me conforte dans mon choix. L’élastique tient bien la feuille d’Astrosolar. C’est également très facile à enlever pendant la totalité.

La phase partielle commence et on constate que la lumière baisse de plus en plus vite au cours de l’avancement de l’éclipse. Quelques magnifiques bateaux mouillent à proximité pour observer ce moment exceptionnel. Des taches solaires, témoins de l’activité solaire, se remarquent sur les photos.

Place aux images !

Quel moment exceptionnel ! Le coucher de soleil a apporté une couleur dorée à la couronne solaire. On pouvait voir une grosse protubérance de couleur rose à la surface, à gauche. Vénus était également de la partie (en haut à gauche sur la dernière photo). Cela n’a duré que 1m35s, mais cela valait le voyage !